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C'est une manie il va encore falloir que je change de mot de passe...







Adieu, je voudrais bien ne nous avoir jamais vu.

GUILLERAGUE, Lettre portugaise






Je me revois la peau rongée par la boue et la peste, des vers plein les cheveux et les aisselles et encore de plus gros vers dans le coeur, étendu parmi les inconnus sans âge, sans sentiment... J'aurais pu y mourir... L'affreuse évocation ! J'exècre la misère.

RIMBAUD, Adieu







Sur ma barque sur l'océan, j'écoute le chant des oiseaux tristes...






Chasseurs, sachez chasser, ne tirez pas sur le pianiste !





Et la question sera "que faire ?". Mais pour l'instant je ne me demande rien.
Je ressens, et précisément je ne ressens rien. C'en est effrayant.




********************************Are you lost or incomplete
********************************Do you fell like a puzzle you can't find your missing piece
********************************Tell me how do you feel
********************************Well i feel like they talking in a language i don't speack and they're ********************************talking into me

********************************COLDPLAY, Talk






Dis-moi ce que tu peux comprendre et alors je te l'expliquerai.
Ou alors, effectivement, tu peux ne rien dire... Après tout je ne dis pas grand-chose moi-même...
Alors restons-en là... Peut-être est-ce le mieux...







********************************Oh brother i can't, i can't get through
I********************************'ve been trying hard to reach you cause i don't know what to do
********************************Oh brother i cant believe it's true
********************************Im so scared about the future and i wanna talk to you
********************************Oh i wanna talk to you...

********************************COLDPLAY, Talk














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# Posté le mardi 16 juin 2009 12:40

Modifié le mardi 16 juin 2009 13:23

Let it rain

Let it rain




Pour moi, ton arrivée a un goût de pluie.
J
e la sens presque sur mes joues de plaine aride et désertique. Mais je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose.
Je n
e ressens qu'un Changement. Je me craquelle de toute part, je sens les crevasses sillonner ma peau.
Mais je me suis fait à ce climat. Tu n'es toi-même qu'un beau réglement climatique.
A ton arrivée j'ai des rêves de plaine émeraude et de fleurs... Cela fait si longtemps que je n'ai pas vu la pluie... Je suis devenue si sèche, je me suis tant recroquevillée que la pluie et moi ne donnions plus naissance qu'à la boue. Peut-être qu'à la fin tu ne feras que tuer mes cactus...
D
evrai-je te craindre... Mais tu me sembles si loin et si proche, je ne suis pas prête pour t'accueillir... Et les larmes sèches coulent sur mes joues poussiéreuses...
U
ne fleur... J'aimerai tant revoir une fleur...







# Posté le mercredi 10 juin 2009 16:03

Modifié le vendredi 12 juin 2009 07:33

Until we are one again...








Won't you open for me
The door to your ice world
To your white desert

I just want to stare
Out over these snowfields
Until we are one again

We belong to the frozen world

When the ice begins to thaw
Becomes the sea
Oh, you will see
How beautiful we can be

Everything is calm
At the end of the planet
In our white desert

The sun kissed the ice
It glistens for me
And we are one again
We belong to the frozen world

When the ice begins to thaw
Becomes the sea
Oh, you will see
How beautiful we can be

When the ice begins to thaw
Becomes the sea...









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# Posté le mercredi 03 juin 2009 10:06

Modifié le vendredi 12 juin 2009 07:36

Du bleu et du vert.








C'est comme une mer de collines. Du vert, du vert, encore du vert, des marguerites partout, pas d'arbre, pas de nuage. Du vert et du bleu. A en donner le vertige; le mieux c'est encore allongée là-dedans. C'est comme si la pensée n'avait plus de limite dès que le champ de vision n'en a plus.
Un chat sur l'estomac. Le soleil est chaud, mais le vent ne l'est pas, et c'est douloureusement agréable de passer de l'un à l'autre sans pouvoir s'habituer ni à l'un, ni à l'autre...
Et puis un train passe, sans que je n'aie jamais pu apercevoir de rails. C'est un vieux train, qui ne va pas bien vite, et qui me rappelle la différence qu'un auteur connu faisait entre le vélo et la bicyclette.
C'est étonnant comme un train, ou une gare, peuvent être attirant. On pense toujours qu'en changeant son corps de place on pensera mieux, ou différemment. Qu'on se libèrera un peu de nous-même en changeant notre champ de vision. Allons donc mettre ma rétine au vert.
C'est très simple en fait, moi qui pensait que seuls les acteurs de cinéma pouvaient prendre un train au vol...
Les collines défilent; immobiles elles me semblaient tout, maintenant elles me lassent. Je veux voir autre chose. Des arbres réapparaissent. Des cabanes ici et là. Déjà j'ai oublié le bleu et le vert.
Cette ville est étrange. On pourrait s'y tromper pourtant, elle ressemble à n'importe quelle ville, et pourtant il y'a quelque chose. Il y'a une grande place avec une fontaine; des enfants en culotte courte lancent des bateaux à voile dans le petit bassin pendant que leurs nourrices dansent avec des marins...
Ah, ça me rappelle quelque chose. Un film je crois. Voilà qui est intéressant; je suis dans une ville idéale imaginée par un scénariste, où les gens se parlent et se rencontrent en dansant, où tous cherche une personne qui est là aussi, presque sous leurs yeux; ça ressemble tellement à mon monde, en fin de compte...
Mais ici les gens savent, ils savent qu'ils ne savent pas, ils savent qu'ils ne trouvent pas, mais ils savent qu'il y'a quelque chose à trouver. Moi je ne sais pas, et mon chat est très perplexe.
Je me sens un peu seule, comme le joker qu'on laisse dans un jeu de cartes où il n'y a que des paires; le perdant est celui qui m'attrape. Voilà qui résume bien la situation. Le perdant est celui qui m'attrape.
Où alors je perds quand j'attrape quelqu'un ?
En tout cas je ne suis pas sensée être ici, pourtant c'est tentant. Mais je vois bien que le nombre de cartes est impaire. D'ailleurs le conducteur du train me rappelle. Tant mieux si lui sait où je vais.
Il dépasse la ville; quelques collines; roule sur une plage de galets et glisse tranquillement dans la mer.
Marée basse. Ca ressemble un peu à la baie du Mont St Michel, et j'aime bien cet endroit, je sens que je vais dans la bonne direction; l'appel de l'"au-delà des mers", y'a que ça de vrai. Plus c'est loin, mieux on se sent en route. Arrivé je ne sais pas. Ca doit être comme de partir, déjà empesé de problèmes et d'incertitudes.
Je réfléchis. Qu'est-ce que je cherche au juste ? Je cherche à tatillons quelque chose dont j'ignore la nature; je cherche ce que j'attend, et je formule des hypothèses : j'attend un homme ? un métier ? Un accomplissement peut-être. Mais les accomplissements ça doit être comme les arrivées, décevant; ce qui est amusant c'est de chercher. Alors je cherche un accomplissement jamais accompli. Est-ce que ça correspond à une relation ?
Mais n'oublions pas, le perdant est celui qui m'attrape. Dans ce jeu de cartes du moins.
Je suis très certainement prise-de-tête, mais j'imagine mal comment on peut être heureux sans être prise-de-tête. Ceci dit, je ne me souviens pas m'être clairement dit un jour "Ah ! Je suis heureuse." Le bonheur est un foutu fantome. Comme l'amour? Comme l'amour tel que se le figurent les gens qui ne sont pas prise-de-tête.
Moi j'ai besoin qu'on me parle d'amour. Je ne sais pas assez, je ne sais rien, j'ai besoin qu'on m'explique; j'ai besoin qu'on me dise par quel bout commencer. Je tire le bon bout et les lacets se défont, comme quand j'avais 5 ans et qu'il fallait mettre ses chaussures toute seule. Je tire le mauvais et c'est un bordel pas possible pour enlever ces foutues godasses. On peut aisément parier que j'ai déjà bien tiré sur le mauvais bout. C'est la génération qui veut ça ? Trop facile.
Le vent sent la mer et mes lèvres ont le goût de sel. Ma peau brille un peu, comme après un mois de vacances intensives au bord de la mer. Je vois une ombre droit devant, ça doit être notre destination finale.










# Posté le mardi 31 mars 2009 13:52

Modifié le samedi 04 avril 2009 09:51

What's wrong ?

What's wrong ?





Ce qu'il y'a c'est que jai besoin de savoir, j'ai besoin qu'on me certifie que la vie a un sens et que je vais etre heureuse, que je n'ai encore rien vu, rien dit, rien voulu, rien aimé; qu'on me réserve bien des surprises, que mes bonheurs seront au moins aussi intenses que mes malheurs, que je vais bientôt avancer sans crainte, mais que ce ne sera plus par innocence mais en connaissance de cause et en choisissant délibérement de souffrir autant que je vais aimer. Je veux qu'on m'assure que ma vie ressemblera à une auberge espagnole.









Ma chambre a la forme d'une cage

Le soleil passe son bras par la fenêtre

Les chasseurs à ma porte

Comme des petits soldats

Qui veulent me prendre

Je ne veux pas travailler

Je ne veux pas déjeuner

Je veux seulement oublier







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# Posté le vendredi 27 février 2009 04:51

Modifié le vendredi 27 février 2009 08:40